Le Pont sur la Seine

Les deux ponts, appelés jadis petit et grand pont, ont été construits pour relier les grandes routes de Cherbourg, Calais et Dunkerque aux nombreuses routes secondaires situées au sud, offrant ainsi un débouché facile aux récoltes de toutes espèces qui étaient en nombre.

Le grand pont, sur le bras côté Mureaux, composé de douze arches dont neuf en pierre et trois en bois, fut érigé sous le règne de Philippe Auguste en 1240

Vers 1745, l'arche marinière du grand pont étant défectueuse, on songea à sa réparation. C'est sur ses propres deniers que Monsieur Brissard de la Concy (Procureur du Roi) ordonna les réparations au grand étonnement de tous les habitants qui reconnurent là sa grande bonté.

Un arrêt du Conseil d'État en date du 31 mai 1757, concéda au sieur Jacques Aube pour cinquante années, à la charge pour lui d'entretenir et réparer les ponts, un nouveau droit de péage sur le grand et le petit pont
Le droit de péage fut aboli par la Révolution, pourtant, Napoléon 1er devait tenter de la ré-instituer de manière à redonner un produit conséquent à l'entretien des ponts.

En 1812 sera décidée également la démolition de la porte de la Sangle, ancienne bastille de défense du pont ayant depuis le Haut Moyen Âge gardé l'entrée sur les Mureaux. En ces lieux et place sera érigé un bureau de perception tandis qu'un autre bureau était placé à l'extrémité du petit pont pour que le nouveau « péager » puisse encaisser les droits remis au goût du jour par l'Empereur. Enfin, en 1831 le maudit péage sera aboli pour revivre quelques années entre 1838 et 1840.
Une enquête d'utilité publique, fait état, effectivement, de la reconstruction des ponts selon une décision préfectorale en date du 16 juillet 1926. Le procès-verbal de finition est daté lui du 6 juillet 1927. La deuxième guerre mondiale devait mettre à bas la vie du grand pont, maintes fois réparé

Le 31 mai 1944, plusieurs bombes lancées par les Alliés américains devaient anéantir des siècles de bons et loyaux services. Le vénérable grand pont, qui avait même supporté le passage du petit « tacot » faisant la navette entre le Vexin et Versailles et qui, fièrement pendant plus de trente années, lançait à chaque passage sa joyeuse fumée au dessus de la Seine, avait cessé de vivre et ne serait jamais plus reconstruit au même endroit.

Le grand pont a vécu..., ceux qui le remplacent, puisque deux ponts ont été nécessaires pour accomplir le service qu'un seul rendait autrefois sont : le petit pont Saint-Côme (construit entre 1926 et 1927) et le pont Rhin et Danube (construit en 1953)

Le pont Rhin et Danube franchit la Seine sur une longueur de cinq cent vingt mètres

Sources : https://www.echosdemeulan.fr